L’équipe Récifes-CIREL prend la suite d'une équipe d'accueil labellisée en 2010 (EA 4520), initialement rattachée à l'Université d'Artois. A la faveur de l'intégration de l'INSPE Hauts de France à l'Université de Lille, le pari a été pris d'opérer la greffe institutionnelle, scientifique et humaine de cette équipe en tant que 4ème équipe du CIREL. Les transformations relatives aux politiques d'éducation et de formation constituent son objet de recherche spécifique, en complémentarité avec ceux des trois équipes historiques et en cohérence avec le projet global du laboratoire. L'idée de transformations est à entendre ici au sens large des conditions socio-génétiques et des fondements idéologiques des politiques considérées, aussi bien que des contextes de leur mise en œuvre et des effets (escomptés ou non) qu'elles génèrent, avec tous les débats, formes de résistance, compromis ou retraduction que cela peut impliquer.

Ainsi compris, cet objet recoupe les travaux de l’ensemble des chercheurs de l’équipe Récifes, attachés à interroger la dynamique des politiques éducatives et de formation (tout particulièrement scolaires et de formation au métier d’enseignant.e) et le continuum - discordances comprises - entre les divers échelons de prescriptions et les pratiques effectives des acteurs, pour œuvrer à la définition de politiques préventives et plus soucieuses des conditions socio-institutionnelles et psychologiques de l’incorporation de recommandations et outils souvent inattaquables sur le principe mais difficiles à intégrer en contextes réels d’exercice.
Si les collègues de l’équipe abordent ces questions de (dis)continuité des projets politiques, des conditions du changement et de l’ajustement des dispositions et pratiques avec des outils intellectuels différents (redéfinition des tâches en ergonomie ; stratégies de défense, coping, modèles de l’engagement et risques psycho-sociaux en psychologie sociale ou en psychanalyse ; analyses dispositionnalistes/contextualistes en sociologie ; facteurs d’inertie et de changement, invariants et variations en histoire …), chacun.e s’emploie en ce sens à dégager l’arrière-plan et à donner du corps à des situations d’enseignement/formation/apprentissages encore trop souvent pensées, dans la tradition scolastique, comme de pures opérations de transmission/appropriation cognitive.
Au-delà de l’enquête collective sur les effets des deux dernières réformes en date de la formation des enseignants sur l’apprentissage du métier de Professeur des Ecoles et, plus récemment, sur les positionnements à l’égard des difficultés des élèves dans l’ensemble de la profession, différents travaux portent ainsi sur les conditions de et/ou obstacles à l’engagement dans des processus d’innovation pédagogique dans le domaine de l’apprentissage des langues vivantes, des TICE, de l’EPS, de l’enseignement supérieur ou encore des pédagogies et pratiques « alternatives ».
Des travaux sur l’éducation à la santé recroisent également cette problématique des conditions de l’incorporation de répertoires comportementaux et de représentations jugées salutaires et illustrent là encore la complexité des processus permettant de passer des intentions aux pratiques.

Elle comprend :

2 Professeurs :
BROCCOLICHI Sylvain, LOUREL Marcel

13 Maîtres de conférences :
BARNA Judith, CHARRIER Brigitte, DORMOY-RAJRAMANAN Christelle, FOURDIN Monique, HEBERT Thibaut, MASCLET Johanne, MIERZEJEWSKI Stephan, NECKER Sophie, PANDRAUD Nadège, PERRAULT Bruno, THOREL Sabine, VIAUD Marie-Laure, VIGNE Mickaël