Séminaire interdisciplinaire des 31 mars, 07 et 21 avril 2021

Séminaire

Manifestations, publications scientifiques et rapports officiels se sont multipliés ces dix dernières années, pointant les taux de démission et de stress professionnels, ainsi que le développement de stratégies induites de préservation de soi, voire de dynamiques de « dé-professionnalisation », associés aux contextes d'insertion dans le métier d’enseignant (Carraud et Robert, 2018 ; Danner, Farges, Fradkine et Garcia, 2020 ; Bergugnat, 2016; Blanchart-Laville, 2013 ; Carle et Férat, 2016;Jégo et Guillo, 2016 ; Karsenti, Collin et Dumouchel,2013 ; Lantheaume, 2008 ; Lothaire, Dumay et Dupriez, 2012 ; Maubant, Roger et Lejeune, 2013 ; Wittorski et Briquet-Duhazé, 2010 ; Wittorski et Roquet, 2013). La situation peut paraître paradoxale dans la mesure où la réforme de 2013 visait précisément à aménager les conditions d'une véritable formation en alternance, mise à mal par la précédente réforme de 2009. Les paramètres en jeu sont pluriels (régime d'alternance choisi, télescopage des enjeux de diplomation et de formation professionnelle, conditions d'affectation, possibilités de formation continue et état moral des équipes en place, etc.) et vont donc bien au-delà des seules conditions de formation initiale dont les ESPE (désormais INSPE) sont comptables. Ces paramètres ont constitué le cœur d’une recherche collective conduite au sein du laboratoire RECIFES, en collaboration avec des chercheurs du CIRCEFT-ESCOL (Mamede et Netter, 2018), sur les premières années d’enseignement à l’école primaire (où ces difficultés revêtent une acuité particulière). Cette recherche a consisté en un examen longitudinal approfondi des premiers positionnements professionnels des professeurs des écoles débutants et des remaniements de leurs conceptions du métier à différentes étapes de parcours (Broccolichi etal., 2018). Plusieurs travaux menés au sein du CIREL étudient de leur côté les pratiques éducatives, scolaires et extrascolaires, et leurs effets sur les parcours des élèves. Croisant des approches descriptives et compréhensives, elles visent, plus particulièrement, à comprendre comment s’entremêlent déterminants didactiques et sociologiques dans la production des inégalités scolaires en focalisant sur le vécu disciplinaire des élèves (Reuter, 2016 ; Yu, 2020), la compréhension du point de vue des élèves selon les disciplines (Ordonez-Pichetti, 2020), les pratiques d’orientation (Lahanier-Reuter et al., 2019) ou encore les pratiques d’aide aux devoirs (Zaid et al., 2019). L’objet de ce séminaire est d’interroger plus avant les relations complexes et variables qu’entretiennent les pratiques professionnelles des enseignants et les apprentissages réalisés (ou non) par leurs élèves, au prisme des trajectoires individuelles, des parcours de formation et des conditions d’exercice actuels.

 

Séminaire interdisciplinaire des 31 mars, 07 et 21 avril 2021

Formation des enseignant.e.s et lutte contre les inégalités scolaires : des politiques aux pratiques

De 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 16h30

Total visio, lienhttps://univ-lille-fr.zoom.us/j/6695965073

Séance 1: Mercredi 31 mars : Contextes d’exercice, croyances et pratiques des enseignant.e.s : quels effets sur les inégalités scolaires ?
Séance 2: Mercredi 07 avril : Formation des enseignant.e.s, numérique et inégalités scolaires 
Séance 3: Mercredi 21 avril : Les vulnérabilités en contextes scolaires et de formation 

Organisé par :

Stéphan Mierzejewski

Abeldkarim Zaid

Christelle Dormoy-Rajramanan